Acharnement policier et atteinte à la liberté d’expression

Nous avons appris avec inquiétude qu’Alexis Deswaef, ancien Président et aujourd’hui Président d’honneur de la Ligue des Droits Humains, a été cité à comparaître directement devant le tribunal correctionnel de Bruxelles à l’initiative de Pierre Vandersmissen, commissaire de police à la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles. L’audience se tiendra le 11 septembre prochain.

Ce commissaire soutient que, pendant une période infractionnelle de plus de huit ans, Alexis Deswaef l’aurait harcelé et outragé. Il s’agit pourtant de propos tenus par Alexis Deswaef dans le cadre de sa fonction d’avocat ou de président de la LDH, notamment lors d’interviews dans différents médias. Ces faits relèvent ainsi de sa plus élémentaire liberté d’expression et ne tombent en aucun cas sous le coup de la loi pénale.

La réaction de M. Vandersmissen intervient curieusement au moment même où les autorités judiciaires ont ordonné une série de devoirs complémentaires dans le cadre de la plainte que M. Deswaef avait lui-même déposée en raison de son arrestation arbitraire le 2 avril 2016.

La Ligue des Droits Humains soutient totalement son Président d’honneur et dénonce avec la plus grande fermeté l’introduction de cette procédure qu’elle estime s’apparenter à de l’acharnement et de l’intimidation.

11 juillet 2019