Les catacombes

Le Prix Régine Orfinger-Karlin 2010, récompensant une association oeuvrant à la protection et à l’aide des groupes vulnérables a été attribué, le 10 décembre 2010, à l’association “Les catacombes”.

Comme tous les deux ans depuis 1996, la LDH organise le Prix Régine Orfinger-Karlin. En remettant ce prix, la LDH choisi de récompenser une personne ou une association oeuvrant à la protection et à l’aide des groupes vulnérables (mineur·e·s, étrangers·ères, allocataires sociaux·les, malades mentaux·les…) qui s’est distinguée en mettant en évidence la nécessité de la résistance aux atteintes aux droits humains. La LDH s’engage à doter le/la lauréat-e d’un montant significatif pour une action ou un projet réalisé en 2009 et 2010.

La cérémonie de remise du prix a eu lieu le 10 décembre 2010,  journée Mondiale des droits de l’Homme, au Mundaneum (Mons) par le nouveau responsable de la section montoise de la LDH. qui aura l’honneur de remettre le Prix au lauréat 2010.

L’association Les Catacombes est une Communauté de base, membre du réseau P.A.V.E.S, des Chrétiens réformateurs promouvant les libertés et les droits humains. Ses membres se mobilisent autour des  difficultés suscitées par un séjour carcéral et organise une maison communautaire qui accueille des personnes isolées en quête d’hébergement lors de leur congé pénitentiaire ou après leur libération.

Lauréat 2010 : L’association “Les catacombes”

L’association Les Catacombes est une Communauté de base, membre du réseau P.A.V.E.S, des Chrétiens  réformateurs promouvant les libertés et les droits humains. Ses membres se mobilisent autour des  difficultés suscitées par un séjour carcéral et organise une maison communautaire qui accueille des personnes isolées en quête d’hébergement lors de leur congé pénitentiaire ou après leur libération.

Historique

Philippe LANDENNE, membre de ce réseau et Professeur à l’UCL, est né en 1955 et ordonné prêtre en 1986. Il est à l’origine du réseau communautaire “Les Catacombes”, lorsque privé de son bureau d’aumônier dans la prison de Lantin, en mai 1992, il s’installe dans deux locaux de la cave de l’établissement, que les détenus auront tôt fait d’appeler “les Catacombes”. Bientôt, c’est un véritable espace pluraliste de rencontre qui est aménagé où chaque religion et chaque langue a sa place au cours des réunions nocturnes, malgré les réticences du syndicat des surveillants. Lorsque les locaux ne permettront plus d’accueillir tous les détenus en même temps, les “lettres des catacombes” seront distribuées entre les détenus pour maintenir le lien.

En 1993 a lieu la première rencontre des “catacombes hors les murs” à l’initiative des ex-détenus désireux de partager le quotidien de la réinsertion dans le même esprit qui les animait à l’intérieur des murs. En 1994, une maison à Montegnée, rue de l’Espérance, est mise à disposition de la Communauté, qui se mue alors en ASBL pour combler le manque de structures d’accueil des ex-détenus existantes. Ainsi, la solidarité des hommes se perpétue de chaque côté du mur, en bénéficiant d’aide occasionnelle ou venant d’autres associations (Vivre ensemble…).

Aujourd’hui

L’asbl Catacombes offre un cadre et une personnalité juridique à un réseau de personnes concernées par les difficultés suscitées par un séjour carcéral. Ex-détenus, familles de détenus, visiteur·se·s de prison et autres partenaires participent à des rencontres hebdomadaires dans le cadre d’un espace d’accueil situé au rez-de-chaussée de la maison communautaire de l’asbl.

Ancienne conciergerie des charbonnages de l’Espérance (en région liégeoise), celle-ci a été rénovée et transformée en grande partie par des ex-détenus et grâce au partage des ressources simples et variées des membres et amis de l’asbl.

Une équipe de bénévoles accueille en cette maison des personnes isolées, dépourvues de réseau familial ou amical, en quête d’un lieu d’hébergement lors de leurs congés pénitentiaires ou/et durant une période de transition de un à plusieurs mois lors de leur libération. L’accompagnement par une communauté de base sensibilisée de l’intérieur au vécu pénitentiaire constitue un atout supplémentaire pour les détenus et ex-détenus tentant d’amorcer un processus de réinsertion.

Références

P. LANDENNE, “Résister en prison – Patience, Passions, Passages”, Bruxelles, Lumen Vitae (Trajectoires), 1999, disponible sur le site de l’éditeur www.lumenonline.net)

Le Prix Régine Orfinger-Karlin 2010, récompensant une association oeuvrant à la protection et à l’aide des groupes vulnérables a été attribué, le 10 décembre 2010, à l’association “Les catacombes”.

Comme tous les deux ans depuis 1996, la LDH organise le Prix Régine Orfinger-Karlin. En remettant ce prix, la LDH choisi de récompenser une personne ou une association oeuvrant à la protection et à l’aide des groupes vulnérables (mineur·e·s, étrangers·ères, allocataires sociaux·les, malades mentaux·les…) qui s’est distinguée en mettant en évidence la nécessité de la résistance aux atteintes aux droits humains. La LDH s’engage à doter le/la lauréat-e d’un montant significatif pour une action ou un projet réalisé en 2009 et 2010.

La cérémonie de remise du prix a eu lieu le 10 décembre 2010,  journée Mondiale des droits de l’Homme, au Mundaneum (Mons) par le nouveau responsable de la section montoise de la LDH. qui aura l’honneur de remettre le Prix au lauréat 2010.

L’association Les Catacombes est une Communauté de base, membre du réseau P.A.V.E.S, des Chrétiens réformateurs promouvant les libertés et les droits humains. Ses membres se mobilisent autour des  difficultés suscitées par un séjour carcéral et organise une maison communautaire qui accueille des personnes isolées en quête d’hébergement lors de leur congé pénitentiaire ou après leur libération.

Lauréat 2010 : L’association “Les catacombes”

L’association Les Catacombes est une Communauté de base, membre du réseau P.A.V.E.S, des Chrétiens  réformateurs promouvant les libertés et les droits humains. Ses membres se mobilisent autour des  difficultés suscitées par un séjour carcéral et organise une maison communautaire qui accueille des personnes isolées en quête d’hébergement lors de leur congé pénitentiaire ou après leur libération.

Historique

Philippe LANDENNE, membre de ce réseau et Professeur à l’UCL, est né en 1955 et ordonné prêtre en 1986. Il est à l’origine du réseau communautaire “Les Catacombes”, lorsque privé de son bureau d’aumônier dans la prison de Lantin, en mai 1992, il s’installe dans deux locaux de la cave de l’établissement, que les détenus auront tôt fait d’appeler “les Catacombes”. Bientôt, c’est un véritable espace pluraliste de rencontre qui est aménagé où chaque religion et chaque langue a sa place au cours des réunions nocturnes, malgré les réticences du syndicat des surveillants. Lorsque les locaux ne permettront plus d’accueillir tous les détenus en même temps, les “lettres des catacombes” seront distribuées entre les détenus pour maintenir le lien.

En 1993 a lieu la première rencontre des “catacombes hors les murs” à l’initiative des ex-détenus désireux de partager le quotidien de la réinsertion dans le même esprit qui les animait à l’intérieur des murs. En 1994, une maison à Montegnée, rue de l’Espérance, est mise à disposition de la Communauté, qui se mue alors en ASBL pour combler le manque de structures d’accueil des ex-détenus existantes. Ainsi, la solidarité des hommes se perpétue de chaque côté du mur, en bénéficiant d’aide occasionnelle ou venant d’autres associations (Vivre ensemble…).

Aujourd’hui

L’asbl Catacombes offre un cadre et une personnalité juridique à un réseau de personnes concernées par les difficultés suscitées par un séjour carcéral. Ex-détenus, familles de détenus, visiteur·se·s de prison et autres partenaires participent à des rencontres hebdomadaires dans le cadre d’un espace d’accueil situé au rez-de-chaussée de la maison communautaire de l’asbl.

Ancienne conciergerie des charbonnages de l’Espérance (en région liégeoise), celle-ci a été rénovée et transformée en grande partie par des ex-détenus et grâce au partage des ressources simples et variées des membres et amis de l’asbl.

Une équipe de bénévoles accueille en cette maison des personnes isolées, dépourvues de réseau familial ou amical, en quête d’un lieu d’hébergement lors de leurs congés pénitentiaires ou/et durant une période de transition de un à plusieurs mois lors de leur libération. L’accompagnement par une communauté de base sensibilisée de l’intérieur au vécu pénitentiaire constitue un atout supplémentaire pour les détenus et ex-détenus tentant d’amorcer un processus de réinsertion.

Références

P. LANDENNE, “Résister en prison – Patience, Passions, Passages”, Bruxelles, Lumen Vitae (Trajectoires), 1999, disponible sur le site de l’éditeur www.lumenonline.net)