asbl Intact

La Ligue des droits de l’Homme a souhaité récompenser l’asbl Intact pour le soutien juridique qu’elle apporte aux femmes victimes de violences “traditionnelles” et en particulier les mutilations génitales.

L’édition 2012 de ce Prix s’est déroulée le 7 décembre au Musée Ianchelevici de La Louvière.

Protéger les victimes de mutilations génitales féminines
Les mutilations génitales féminines (MGF), violences subies par un nombre important de femmes dans le monde, recouvrent un ensemble de pratiques conduisant à l’ablation partielle ou totale ou à l’altération des organes génitaux féminins externes pour des raisons non médicales. Elles sont généralement pratiquées sur les petites filles, mais aussi parfois sur des femmes sur le point de se marier ou qui viennent d’accoucher. L’âge et le type d’excision varient en fonction de l’ethnie et des conditions socio-politiques du pays. Le plus souvent, les femmes subissent des violences multiples : MGF, mariage forcé et, en cas d’opposition, mise au ban de la société, accompagnée dans certains cas, de violences liées à l’honneur pouvant parfois conduire à la mort.

Les MGF constituent une violation des droits humains les plus fondamentaux tels le droit à la vie, à l’intégrité physique et mentale, le droit à la santé ou encore le droit de ne pas être discriminée en raison de son sexe et de son genre. Quelles que soient les justifications avancées (religion, tradition…), leur objectif final est le contrôle de la sexualité et de l’autonomie des femmes.

Avec la migration, la question des mutilations sexuelles touchent tous les pays, y compris la Belgique.

Crée en 2009, INTACT offre un point d’appui juridique sur les mutilations génitales féminines et autres pratiques traditionnelles néfastes. Une de ces missions consiste à protéger tout enfant à risque.

Dès lors, si un risque d’excision est détecté, INTACT peut constituer un relais adéquat. Elle peut effectuer un signalement auprès du Service d’aide à la jeunesse (SAJ) compétent qui tentera d’agir en première ligne auprès des parents dans un cadre de sensibilisation et de protection de l’enfant.

C’est ce travail juridique d’une importance capitale que la LDH a choisi de récompenser.

Télécharger le Dossier de presse du Prix Régine Orfinger-Karlin remis le 7 décembre 2012 au Musée Ianchelevici à La Louvière

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