Dans cette Chronique
Dans le versant VILLE, nous sommes parti·es à la rencontre des personnes en attente d’un logement social, depuis parfois très longtemps.
Vous y découvrirez le témoignage de Abdelouahid, Colette et Filipa, en résonance avec l’expertise de Mathieu Biotteau, travailleur social à l’Union des Locataires Marollienne (ULM). Le RBDH (Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat) nous livre son analyse également, dans cette interview d’Anne Bauwelinckx, chargée d’analyse dans cette asbl. Pourquoi la construction de logements sociaux est-elle tellement à la traine à Bruxelles ? Quels en sont les obstacles ?
Dans le versant TERRE, on interroge un·e militant·e du réseau ADES, un collectif qui « regroupe des personnes convaincues qu’il est urgent de s’organiser et de tisser des solidarités pour transformer radicalement la société vers plus de justice sociale et écologique ».
A l’heure où les mouvements écologistes sont criminalisés ou accusés de terrorisme, on a voulu comprendre comment fonctionnait un réseau militant. Allan Wei, chercheur au Laboratoire Interdisciplinaire d’études urbaines (LIEU-ULB) analyse l’indissociabilité de l’accès au logement et la destruction des habitats. Penser l’habitat comme un problème commun aux vivants semble s’imposer face à la dégradation des conditions de vie et aux bouleversements climatiques. Quels futurs pour de nouveaux sols urbains, à quels besoins doivent-ils répondre ?
Enfin, l’article commun aux deux parties de cette Chronique si particulière n’est autre qu’un entretien spécial avec Fatima Ouassak, politologue, cofondatrice du collectif « Front des mères » et autrice. Son dernier livre, » Pour une écologie pirate », analyse les raisons pour lesquelles l’écologie majoritaire confisque cette bataille du dérèglement climatique aux quartiers populaires. Cet entretien, mené par Aline Wavreille, fait le lien entre le versant VILLE et TERRE de la Chronique.