|
De trop nombreux exemples dans l'actualité des dix dernières années nous montrent qu'aux yeux de certaines autorités publiques, les missions du travail social s'avèrent ne guère se distinguer d'une fonction de contrôle ou de répression ; on ignore ainsi sa spécificité ainsi que celle de ses méthodes et de son éthique professionnelle.
Des travailleurs sociaux se trouvent de ce fait de plus en plus confrontés à une mainmise du répressif sur le social et à des pressions toujours plus fortes et plus nombreuses de la part des autorités soucieuses de les amener tantôt à contrôler tantôt à dénoncer, plutôt qu'à accompagner et à aider des personnes en difficulté.
On observe dans différents secteurs – surtout par rapport aux étrangers (sans-papiers et réfugiés), à la toxicomanie, à l’aide à la jeunesse, à la prostitution – une tentative d’instrumentaliser des travailleurs sociaux pour mettre en place ou renforcer de telles politiques de contrôle ou à visée sécuritaire. On constate même une volonté de criminaliser certaines catégories de public. Les pratiques des travailleurs sociaux, les tâches qui leur sont confiées ne se réfèrent dès lors plus aux balises fondamentales du travail social.
Cette évolution est inquiétante à bien des égards car elle touche les professions concernées au plus profond de leur professionnalité, de leur éthique et de leur déontologie.
Cette formation offre un lieu de débat et de réflexion pour les travailleurs sociaux sur les problèmes d'éthique et de déontologie qu’ils rencontrent dans leur pratique et les sensibilis aux différentes formes que la déontologie prend actuellement, avec une attention particulière accordée au secret professionnel.
9 mars et 23 mars 2012, de 9h30 à 16h
HE Paul-Henri Spaak, Rue de l’Abbaye 26 à 1050 Bruxelles
|