Le procès climatique qui oppose Hugues Falys et trois ONG (la Ligue des droits humains, Fian et Greenpeace) à TotalEnergies est arrivé ce mardi devant la Cour d’appel de Mons. C’est la quinzième chambre spécialisée en environnement qui se penchera sur l’affaire. Elle devra d’abord trancher la demande de mesure provisoire formulée par le géant pétrolier. TotalEnergies voudrait que le dossier retourne à Tournai, le Farmer Case plaide l’urgence climatique.
Le Farmer Case est désormais devant la Cour d’appel de Mons. Une première audience ce matin devait en principe établir un nouveau calendrier d’échange de conclusions pour que l’affaire soit jugée en appel, tant sur la recevabilité que sur le fond. Mais le juge n’a pas pu établir de calendrier. En effet, avant de se pencher sur le dossier en tant que tel, la quinzième chambre spécialisée en environnement de la Cour va devoir trancher sur la demande de mesure provisoire formulée par TotalEnergies : retourner à Tournai pour plaider le fond du dossier.
Pour les ONG qui soutiennent Hugues Falys, “ TotalEnergies joue la montre, c’est une stratégie déjà éprouvée par la multinationale dans d’autres affaires climatiques, comme à Paris : utiliser tous les moyens pour retarder les débats sur le fond et sur leur responsabilité. Nous plaidons quant à nous l’urgence d’enrayer la trajectoire climaticide de TotalEnergies. Le géant pétrolier poursuit ses activités d’extraction sans se soucier de leurs impacts. Cet été encore, au milieu de vagues de chaleur et des incendies de forêt, TotalEnergies annonçait de nouveaux investissements dans les hydrocarbures ”.
La Cour d’appel de Mons va désormais déterminer un nouveau calendrier pour trancher cette demande de mesure provisoire formulée par TotalEnergies.
L’agriculteur Hugues Falys et trois ONG (Ligue des droits humains, Fian et Greenpeace) ont assigné TotalEnergies en justice en mars 2024 pour sa responsabilité dans le dérèglement climatique. Au-delà de la réparation des dommages subis sur la ferme d’Hugues Falys, l’enjeu principal de cette nouvelle affaire climatique est de contraindre TotalEnergies à arrêter ses investissements dans de nouveaux projets d’énergies fossiles et produire un plan de transition crédible pour respecter l’Accord de Paris.