L’année 2025 a été marquée en Belgique par la formation du gouvernement Arizona. Ses projets de réformes ont suscité un mouvement de contestation sociale sans précédent depuis 1960.
La particularité de l’instant politique est que l’ensemble des piliers de la démocratie est mis à mal en même temps : l’État de droit, les droits humains, qu’ils soient civils et politiques ou économiques sociaux et culturels, ou qu’il s’agisse encore du principe d’égalité et de non-discrimination.
La « crise » de l’État de droit se poursuit, avec un gouvernement qui propose de s’affranchir de la Convention européenne des droits de l’homme, ne respecte toujours pas les décisions de justice et reste sourd aux appels d’une justice sous-financée et à bout de souffle.
En 2025, les droits humains, et particulièrement les droits civils et politiques, fondements des contre-pouvoirs non-institutionnels, ont été mis à rude épreuve : brutalisation de l’espace médiatique, pressions inédites sur la société civile, notamment en raison des menaces qui planent sur ses financements. Les réformes sociales prévues vont quant à elles faire reculer les droits sociaux.
Dans cet État des droits humains, la Ligue des droits humains aborde aussi l’accélération sécuritaire qui atrophie l’espace public et civique. Et elle rappelle l’impérieuse nécessité de veiller à garder intacte la vitalité des contre-pouvoirs. C’est une composante essentielle de toute démocratie.