La migration expliquée aux enfants

Projet pédagogique autour de l’exil

Public : Pour les enfants de 7 à 12 ans
Durée de l’animation : 1 ou 2 fois 2 créneaux horaires (2×50’)

Description du projet 
À Djambali, ville du Sud, toute l’eau est monopolisée pour alimenter la luxueuse piscine de Sir Lion. Une girafe téméraire décide que cette situation a assez duré. Son geste aura de bien lourdes conséquences : la voilà contrainte de quitter son pays… et pas facile quand on est girafe, de débarquer à Mirzapolis, ville du Nord exclusivement habitée par des chiens…

Au départ de ce projet pédagogique, un film d’animation : « Une girafe sous la pluie » de Pascale Hecquet, produit par Ambiances…asbl (Belgique) et Els Anime (France), avec le soutien de la Ligue des Droits Humains.

Partant de la question de l’exil, le film nous parle aussi de la rencontre de l’autre, du respect, de la coopération, de la diversité, du choc des cultures, de l’amitié, etc.  Le film d’animation est un outil apprécié et efficace auprès d’un large public, d’enfants comme d’adultes.

Pour accompagner le film et pour permettre aux enfants et aux éducateur·rice·s (enseignant·e·s et parents) qui le souhaitent, d’aller plus loin dans la réflexion et la manière d’appréhender ce sujet en particulier et toutes les thématiques qui découlent, un CD-Rom a été créé : « Sur la route avec Girafe », se composant de deux volets :
– l’un destiné aux éducateur·rice·s avec un dossier pédagogique et des pistes d’animations ludiques accessibles aux enfants de 4 à 11 ans
– l’autre, s’adressant directement aux enfants de 7 à 12 ans, les plonge dans un jeu éducatif qui leur fera vivre l’aventure de Girafe tout en posant également des pistes de réflexions au niveau de la problématique des demandeurs d’asile pour évoluer vers d’autres pistes citoyennes : le respect des autres, le respect de son environnement, l’égalité des chances, etc.

Objectifs du projet
L’idée est de sensibiliser les enfants à la problématique de l’exil en misant avant tout sur l’expérience humaine, de tenter le plus intelligemment possible d’évacuer les clichés, stéréotypes, préjugés, les idées reçues, et de permettre aux enfants de réfléchir à ces situations de vie.

1) Donner aux enfants la possibilité de décrypter et de comprendre certains faits de société avec lesquels ils se trouvent directement ou indirectement confrontés (en classe, dans l’actualité) : l’exil, l’immigration et la question des réfugiés.

2) Donner aux enfants la possibilité de découvrir en jouant des valeurs telles que le respect, l’amitié, la diversité, la justice, l’estime de soi, la solidarité et la coopération. Leur faire appréhender, de manière plus générale, les notions d’égalité des chances, de droits fondamentaux.

3) Donner aux éducateur·rice·s des clés de lecture claires sur les questions d’actualité autour des thèmes de l’exil, l’immigration, les réfugiés, le choc des cultures, la culture de la diversité, le respect et la coopération.

4) Offrir aux enseignant·e·s de nouvelles activités et des jeux pour travailler les questions abordées dans le film au sein de leur classe. Leur permettre aussi de se reposer sur des animations qui, sorties du contexte habituel des cours et abordées de manière ludique, donneront à ce projet toute son importance car la problématique de la tolérance se travaille tout au long de l’année.

5) Sensibiliser de manière générale tout un chacun aux questions abordées dans le film. Faire prendre conscience des enjeux de la construction du vivre ensemble dans notre société.

Public cible
La sensibilisation à certains faits de société peut être abordée avant que les enfants aient une compréhension totale de ces faits. Il est important d’y intéresser les élèves dès l’école primaire pour leur permettre par la suite de (se) poser des questions. La tolérance s’apprend naturellement dès le plus jeune âge, la compréhension permet de ne pas tomber dans le piège de la peur de la différence, de l’autre, de l’étranger.

Ces animations se font dans le cadre de l’école, en classe, car c’est le premier lieu de socialisation des enfants, et la représentation à leur échelle de la société multiculturelle. Il nous semble donc être le cadre idéal pour ce travail : c’est un cadre que les enfants connaissent et où ils se sentent à l’aise pour participer à des activités ludiques de découverte et de réflexion.

Les animations sont chaque fois adaptées en fonction du public cible grâce à une discussion préalable avec l’enseignant·e et la direction de l’école ; et améliorées grâce aux commentaires à posteriori. La communication entre l’animateur·rice et l’enseignant·e est essentielle pour le bon déroulement de l’animation et un réel enrichissement social des élèves.

Contact
Département Formation : 02/209 62 84 – formations@liguedh.be