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Les droits de l'homme et l'impunité des crimes économiques Imprimer

"Le pire des malheurs est de vous voir compté pour nul, au point que même vos souffrances sont ignorées. Le pire est le mépris. Car c'est le mépris qui vous tient à l'écart de tout droit."

Les propos émis par Geneviève Jacques tendent à mettre en avant la notion de "responsabilité humaine". En effet, par action ou par omission, des personnes sont responsables de crimes économiques. La fatalité n'a pas mené des hommes à se retrouver dans la rue ou à mourir de faim mais des acteurs. Des hommes dirigent un système économique qui viole les droits humains. Un réel combat doit être mené afin que l'impunité cesse et que les responsables de ces désastres humains soient condamnés. Il est nécessaire de laisser place à un monde où les droits humains ainsi que les droits économiques et sociaux sont respectés.

Ce livre met en évidence le fait que si les droits humains sont censés être universels, leur respect qui plus est en matière de droits économiques et sociaux est encore loin d’être universellement respecté. Après avoir planté rappeler certaines réalités économiques et sociales intolérables, l'auteur se lance dans un développement passant par l'égalité et la dignité des hommes; les droits aux garanties fondamentales de la vie; les questions de responsabilité ainsi que les résistances contre l'impunité des crimes économiques.

Ce livre a l'avantage de se lire aisément puisque l'auteur n'hésite pas à illustrer ses propos afin de les rendre plus appréhendables. Toutefois, dans un ouvrage traitant des crimes économiques mondiaux, on pourrait se demander pourquoi l'auteur fait allusion à plusieurs reprises à Jésus-Christ, à certains versets de la Bible ou tout simplement à la religion catholique. En effet, ces rapprochements semblent parfois hors propos par rapport au message universel que l'auteur tente de transmettre.

Les droits de l'homme et l'impunité des crimes économiques, de Geneviève Jacques, Paris, Editions Cerf, 2009.

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illustration: la Ligue des droits de l'Homme agit