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L’extinction des Lumières Imprimer

L’idéal démocratique dont rêvaient les philosophes des Lumières semble bien éloigné du régime politique que nous défendons aujourd’hui. Sans chercher à relancer le sempiternel débat sur la définition exacte de la démocratie, l’auteur constate l’affadissement et l’inadéquation du système démocratique avec les attentes des citoyens.

 

La recherche du consensus à tout prix dissimule les conflits sociétaux; la gestion des médias comme de grands groupes commerciaux qui doivent offrir aux consommateurs le produit qu’ils sont censés désirer conduit à une information univoque aux services des plus riches ; l’appauvrissement du langage et la création de nouveaux mots « fourre-tout » limitent les débats et le champ de pensée des citoyens. Sans cynisme ni fatalisme, Olivier Starquit décrit cette démocratie « désactivée » où le citoyen est passif, où l’intérêt général a laissé place à la bataille des intérêts particuliers et où la politique est réservée à un élite qui se professionnalise.

Ce livre relève la gageure d’expliquer en quelques pages des sujets complexes et de conscientiser le lecteur à tous ces phénomènes qui anesthésient les citoyens un peu plus chaque jour et nous rendent complices d’un système qui n’a plus de démocratique que le nom. En brossant un portrait critique du contexte politique actuel et en présentant brièvement les solutions pour redynamiser la démocratie et remettre le citoyen au cœur de la politique, Oliver Starquit montre que le combat des Indignés n’est pas vain et qu’un changement profond du système est possible.

« L’extinction des Lumières » d’Oliver Starquit, éditions Les Territoires de la Mémoire, Liège,  2011, 142 p.
 

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illustration: la Ligue des droits de l'Homme agit