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Violences policières : de nouveaux coups portés à la démocratie Imprimer
Lundi, 18 Juin 2012 15:13

18 juin 2012 - La Ligue des droits de l’Homme a été informée des violences qui se sont abattues le dimanche 17 juin sur un groupe de contre-manifestants à la manifestation du Parti Populaire à laquelle s'étaient joints des adhérents du groupe d'extrême droite Nation.

Pour rappel, les forces de police ont procédé, avec une violence totalement injustifiée, à une trentaine d’arrestations administratives alors que les contre-manifestants des Jeunes FGTB et de la JOC tentaient de rejoindre la manifestation du Parti populaire en passant par la station de métro Trône.
Certaines victimes de ces violences policières ont décrit la manière dont les policiers ont fait pleuvoir les coups de matraques sur les personnes prises au piège dans la station de métro Trône.  Sous les invectives de "go go go", les policiers se sont rués sur les jeunes syndicalistes et les ont frappé violemment, infligeant souffrances et blessures aux manifestants qui ne pouvaient s'enfuir.

Les personnes arrêtées ont été relâchées après environ 2 heures, sans qu’aucune raison n’ait été avancée pour justifier leur arrestation.

Une nouvelle fois, la LDH est interpellée et choquée par ces méthodes qui mettent gravement à mal la liberté d’expression et de manifestation. Indéniablement, il ne s’agit pas ici d’acte isolé d'un policier qui aurait dérapé mais d’un assaut visiblement prévu et organisé.

La presse laisse entendre que les personnes arrêtées seront toutes poursuivies pour "rébellion". Ce type de poursuite, transformant la victime de violences policières en coupable,  illustre une nouvelle fois (cf. les violences lors de l’Euro manifestation de 2010, le procès No Border, etc.) la procédure désormais classique utilisée par la police afin d’anticiper les éventuelles plaintes qui seraient adressées à son encontre. 

La Ligue des droits de l’Homme rappelle que la liberté d'expression et de manifestation sont des droits fondamentaux et qu’à ce titre, selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme, l’Etat à l’obligation de garantir le droit de manifester ET de contre-manifester.

Chaque coup porté à des manifestants pacifiques est un coup porté à la démocratie.

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illustration: la Ligue des droits de l'Homme agit