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No Border devant la justice : la liberté d’expression devant les juges Imprimer
Mardi, 07 Février 2012 09:54

7 février 2012 - Le mercredi 8 février 2012 aura lieu au Palais de Justice de Bruxelles l’audience en correctionnelle de deux militants No Border accusés de rébellion. Ne se trompe-t-on pas de procès ? 

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Du 26 septembre au 2 octobre 2010, un No Border Camp s’est tenu à Bruxelles. Ce camp s’inscrivait dans la tradition des camps No Border organisés à travers le monde depuis les années 90.

Le 1er octobre 2012, une centaine de personnes en provenance du camp No Border ont été empêchées de se rendre  à une grande manifestation européenne alors qu’aucun acte délictueux n’avait été commis. Plus tard dans la journée, la police a également procédé à l'encerclement et à l’arrestation préventive, parfois violente, d’un groupe de manifestants. 
Au-delà des actes de violence policière, la Ligue des droits de l’Homme s’inquiète de cette tendance à opérer une scission manichéenne et arbitraire entre, pour faire court,  les « bons » et les « mauvais » manifestants alors qu’aucun délit n’a été commis.

Cette répression massive et violente a abouti à une action en justice… mais pas celle que l’on pouvait croire. En effet, ce sont deux militants No Border, accusés de rébellion, qui se retrouveront, ce mercredi 8 février, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles.

La Ligue des droits de l’Homme rappelle que le droit de manifester est garanti tant par la Constitution belge que par la Convention européenne des droits de l’Homme et que, dans ce contexte, ces arrestations préventives constituent donc une grave entrave au droit de manifester, fondement d’une démocratie qui n’a pas peur de l’expression de ses citoyens.

La Ligue des droits de l’Homme sera particulièrement vigilante au déroulement et à l’issue de ce procès.  

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illustration: la Ligue des droits de l'Homme agit