AGENDA

VENDREDI 21.09

Travail en démocratie


Dans quelle mesure l’entreprise est-elle une institution politique ?
Comment l’organiser pour que les valeurs de la démocratie y soient mieux appliquées ?
Quelles sont les responsabilités de l’entreprise vis-à-vis de ses employés et de la société qui l’entoure ?

La démocratie comme un nouvel horizon à envisager dans l'entreprise.

 

JOURNEE DE REFLEXION

Journée de réflexion
Entreprises, responsabilité et démocratie
Journée: 15€ - 8€ (étudiants, seniors)
Conférence: 5€ - 3€  (étudiants, seniors)
Gratuit (membres LDH - sans emploi)


9h30 > 11h30
Conférence-débat
Le rôle du travail dans la construction d’une mondialisation juste
avec Matthias Sant’Anna, chercheur au Centre de Philosophie et droit (UCL)

Au-delà des règles internationales relatives à la liberté de circulation des biens, des capitaux et des personnes, un grand nombre de caractéristiques de l’entreprise, parmi lesquelles son rôle social, sont désormais déterminées par un ensemble de normes établies dans des sphères « transnationales » dépourvues de tout caractère démocratique. Dans ce contexte, que penser du rôle des organisations
syndicales dans la restructuration des rapports au sein de l’entreprise ? L’agenda et les priorités des travailleurs et des syndicats doivent-ils être remis en question ?

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Il est usuel de penser à la question des pratiques démocratiques au sein de l’entreprise par l’analyse de la « gouvernance corporative », cet ensemble de pratiques formelles et informelles de partage de pouvoirs entre management, actionnaires et travailleurs. La promotion de la participation des travailleurs dans la gestion de l’entreprise est un exemple clair de cet abordage. Dans cette perspective, toute mesure tendant à élargir le rôle des travailleurs – et plus récemment celui des consommateurs et des ‘riverains’ – dans la gestion de l’entreprise est perçue comme un accroissement de la démocratie, une sorte d’extension de la « sphère publique » à des domaines jusque-là régis par l’intérêt privé.

S’il est vrai que ces processus sont à célébrer là où ils se concrétisent dans les pratiques internes ou dans la règlementation des entreprises, cet abordage – issu d’une conception « microéconomique » – est loin de fournir un cadre conceptuel complet par lequel on pourrait penser les rapports entre la démocratie et l’entreprise de manière large et contextualisée. En effet, au-delà des pratiques tendant à assurer une plus large représentation d’intérêts autres que ceux des actionnaires et du management, le rôle social de l’entreprise est défini aussi par un ensemble de normes établies dans des sphères « transnationales » dépourvues de tout caractère démocratique.

Au-delà des règles internationales relatives à la liberté de circulation des biens, des capitaux et des personnes – soumises tant bien que mal à un certain degré de contrôle social, un grand nombre de caractéristiques de l’entreprise sont déterminées, directement ou indirectement, par des standards privés qui échappent à tout contrôle. Dans ce contexte, que penser du rôle du travail – et spécialement des organisations syndicales – dans la restructuration des rapports au sein de l’entreprise et des rapports de celle-ci avec les sociétés dans lesquelles elles opèrent ? De quelle manière ces développements mettent en question l’agenda et les priorités actuelles des travailleurs et de leurs organisations syndicales ?

Matthias Sant'Anna



11h45 > 12h45
Conférence-débat
L’activisme actionnarial
avec Bernard Bayot, Directeur du Réseau Financement Alternatif

Un actionnaire dispose d’un droit de vote dans les assemblées générales des entreprises où il a investi.
Il peut dès lors tenter d’améliorer le comportement éthique, social et environnemental de celles-ci en favorisant le dialogue avec les dirigeants, en exerçant des pressions, en soutenant une gestion responsable…
C’est ce que l’on appelle « l’activisme actionnarial ».

Pour aller plus loin: télécharger l'article "L'activisme actionnarial: la valeur capitale de l'éthique"

 

PAUSE

 

14h > 15h45
Conférence-débat
La liberté d’expression des travailleurs salariés
avec Steve GILSON, avocat chargé de cours à l’ICHEC

Peut-on tout dire au travail et sur son travail ? Doit-on renoncer à notre liberté d’expression, entre autres sur Internet, dès lors que le sujet touche à l'entreprise qui nous emploie ? Comment le droit concilie-t-il liberté d’expression et devoirs du travailleur ?

Pour aller plus loin: télécharger l'article "La liberté d'expression du travailleur 2.0"

 


16h > 18h
Conférence/débat contradictoire
L’entreprise est-elle concernée par la démocratie ?

L’entreprise est généralement présentée comme une pure organisation économique. Pourtant, l’attente de justice des travailleurs permet d’envisager l’expérience du travail comme une expérience fondamentalement politique. A l’heure où la crise économique se double d’une crise démocratique,  l’évolution de l’économie pourrait  rendre incontournable la question de l’égalité politique dans le travail. Et si on associait les travailleurs au gouvernement de l’entreprise ? Et si la sortie de crise passait par la créativité institutionnelle et l’entrée de la démocratie dans l’entreprise ?
 
A l’occasion de la sortie de son livre « Gouverner le capitalisme ? Pour la bicamérisme économique » aux Presses universitaires de France, Isabelle Ferreras,  traitera de ces questions et mettra en débat sa proposition originale de mise en place d’un « bicaméralisme économique » au niveau de l’entreprise.

Intervenants: Isabelle Ferreras (Chercheur qualifié FNRS et professeur à Louvain), Roland Vaxelaire (fondateur et directeur général de Responsibility Management et ancien directeur qualité à la Direction générale de Carrefour) et John Pitseys (Docteur en philosophie -UCL )

Pour aller plus loin: télécharger l'interview d'Isabelle Ferreras "« Les échanges économiques sont avant tout des rapports politiques »

 
18h30

Apéro-débat
Les familistères: une utopie concrète
par Guido Vanderhulst, expert en patrimoine social et industriel
Gratuit

Jean-Baptiste Godin a réalisé une expérience socialiste utopique : les Familistères. Ces ensembles d’habitations collectives permettaient aux ouvriers de devenir propriétaires collectifs du bâtiment et d’être associés à la gestion de l’usine. Un projet humaniste
unique où le capital a coopéré avec le travail.

 
20h

Film+débat
La gueule de l'emploi
de Didier Cros
3€ - Gratuit (membres LDH - sans emploi)

« La gueule de l’emploi » montre une session collective de recrutement : jeux de rôles, tests, entretiens individuels… Ce documentaire choc met en évidence la violence des processus de mise en concurrence et de déshumanisation développés par certains recruteurs et la complicité des candidats, prêts à tout pour décrocher un poste.

La projection sera suivie d’un débat sur l’éthique dans le recrutement en temps de crise.

Avec Mateo Alaluf (sociologue ULB), Felipe Van Keirsblick (Secrétaire général CNE), Renaud Dechamps (Manager PR et PA cher Randstad) et un représentant d'Actiris.

Pour aller plus loin: télécharger l'article "La subordination au travail"

 

Bande annonce de "La gueule de l'emploi" 

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